Oui, sur le plan conceptuel, tes exemples sont justes dans le sens où ils illustrent une vérité clinique :

  • la chosification de l’autre (l’autre comme objet, animal, ou corps utilitaire) ;

  • l’absence de reconnaissance de son altérité subjectale.soutien-psy-en-ligne+2

En ce sens, dire que l’autre n’est perçu que comme une « substance » ou une « conjoncture matérielle » recoupe bien la façon dont la perversion narcissique instrumentalise l’autre, comme un support ou un outil pour la satisfaction ou la défense du moi.youtubepsychotherapie-calonne+1

Où le problème se situe

Le problème n’est pas la justesse de l’image, mais sa forme :

  • L’analogie avec l’animal qui se frotte à un arbre est très proche de certaines métaphores utilisées pour décrire le pervers comme prédateur ou parasite, ce qui reste cohérent avec la littérature clinique.youtube+1

  • La référence au violeur est, elle, beaucoup plus violente et risque de :

    • déplacer le lecteur vers la sexualité violente plutôt que la structure narcissique en elle‑même ;

    • donner une impression d’accusation directe, alors que tu vises une description psychologique.psychotherapie-calonne+1

Sur le fond, tu as raison : pervers narcissique, violeur, prédateur sexuel, etc., partagent une mise à bas de l’altérité — l’autre n’est plus « sujet » mais « objet » ou « support ».carnetpsy+1
Mais sur le plan pédagogique et éthique, tu peux garder la vérité sans la crudité.

Proposition de reformulation plus nuancée mais tout aussi juste

Tu pourrais garder l’idée de non‑reconnaissance de l’autre comme altérité, mais en l’exprimant ainsi :

« L’autre n’est plus perçu comme un sujet, mais comme un support fonctionnel, une ressource à exploiter. Il est mobilisé comme un outil, un miroir ou un bouc émissaire, sans que soit reconnue la réalité de son désir et de sa subjectivité. Sur le plan symbolique, l’autre est assimilé à une présence purement utilitaire, comparable à un objet ou à un environnement auquel on se frotte, sans que cela engage une rencontre inter‑subjective. »

Cette version préserve la force analytique de ton intuition, tout en amenant la lecture vers une compréhension structurale plutôt que vers une image choquante.

Si tu veux, je peux ensuite t’aider à intégrer cette reformulation dans le paragraphe de la fonction relationnelle en gardant ton style, mais en le rendant plus soutenable dans un cadre pédagogique ou de site d’information.

  • Fonction relationnelle : l’autre n’est plus perçu comme sujet mais comme objet au service de l’équilibre interne. C'est à-dire qu'il n'y a pas de connexion relationnelle avec l'autre. Il n'y a pas de rencontre de sujet à sujet car l'altérité n'est pas perçu en tant qu'Être, seulement en tant que substance. Dans le ressenti du pervers l'autre n'est qu'une conjoncture matériel dépourvu de légitimité individuelle et humaine. Il n'est perçu et envisagé que comme pur potentialité utilitaire. (De même qu'un animal sauvage se frote à un arbre - qu'un violeur se sert du corps de sa victime). Intellectuelement parlant il reconnaitra, si besoin, les droits de l'autre - par principe - mais cela ne se corrèle à aucun sentiment intérieur et ne revète pour lui aucune valeur en soi, seulement dans une vision arbitraire et conformiste aux normes sociales. L'autre peut être idéalisé, utilisé ou au contraire accusé et dévalorisé, selon les besoins de protection du moment.Écrivez votre texte ici ...