

Strike familial
Lorsque la perversion narcissique est de la partie, la destruction de la famille est la perspective à plus courante

Le strike familial : la destruction du tissu relationnel par le pervers
Le strike familial constitue l'une des manifestations les plus abouties du noyautage. Il ne désigne pas simplement la souffrance de quelques individus au sein d'une famille, mais la destruction progressive du système relationnel qui les unit.
Dans la perspective de MindWorld, le strike familial représente le stade où l'action du pervers ne vise plus seulement certaines personnes mais la structure même des liens qui composent la famille. Son objectif n'est pas uniquement de dominer, d'influencer ou de contrôler des individus. Il consiste à neutraliser l'ensemble des solidarités susceptibles de s'opposer à lui.
La famille constitue naturellement l'un des principaux obstacles à l'emprise. Elle représente un réseau d'entraide, de protection, de mémoire commune et de soutien affectif. Tant que cette structure demeure fonctionnelle, elle offre à ses membres des ressources pour résister aux manipulations, confronter les incohérences et préserver une certaine stabilité psychologique.
Le strike familial correspond au moment où cette capacité collective de protection commence à s'effondrer.
L'attaque contre les liens eux-mêmes
Une erreur fréquente consiste à croire que le pervers s'attaque principalement à des individus. Dans sa forme la plus aboutie, son action vise davantage les liens qui les relient.
Une famille n'est pas seulement un groupe de personnes. Elle constitue un tissu relationnel complexe fondé sur la confiance, l'affection, la solidarité, la loyauté et la coopération. C'est précisément cette architecture invisible que le pervers cherche à détruire.
Pour y parvenir, il introduit progressivement des éléments de contamination relationnelle :
Des informations déformées circulent.
Des propos sont rapportés hors contexte.
Des confidences sont utilisées comme des armes.
Des rumeurs apparaissent.
Des soupçons sont entretenus.
Des rivalités sont stimulées.
Des blessures anciennes sont réactivées.
Des intentions malveillantes sont prêtées à certains membres.
Chaque intervention peut sembler anodine lorsqu'elle est observée isolément. Pourtant leur accumulation transforme progressivement le climat relationnel :
La confiance commence à se fissurer.
Les échanges deviennent prudents.
Les confidences se raréfient.
Les intentions sont suspectées.
Les malentendus se multiplient.
Peu à peu, chacun cesse de percevoir les autres comme des alliés naturels.
Le sentiment familial lui-même commence à se dissoudre.
La destruction des alliances naturelles
Toute famille repose sur un ensemble d'alliances implicites. Les membres se soutiennent dans les moments difficiles. Ils confrontent leurs points de vue. Ils compensent mutuellement leurs fragilités. Ils forment un système de protection collective.
Le pervers identifie ces alliances comme des menaces potentielles. Son action vise alors à les fragmenter :
Les désaccords deviennent des conflits.
Les divergences deviennent des oppositions.
Les incompréhensions deviennent des ruptures.
Les membres sont progressivement amenés à choisir leur camp, à prendre position ou à se protéger eux-mêmes.
La coopération laisse place à la méfiance.
La solidarité laisse place à la prudence.
Le dialogue laisse place à l'évitement.
Ce qui constituait autrefois une force collective devient progressivement une source de tension permanente.
Le passage de la boule de booling
L'image du strike illustre la dynamique de ce processus. Chaque membre de la famille peut être comparé à une quille appartenant à un même système relationnel. Lorsque la boule traverse le jeu, certaines quilles tombent immédiatement. D'autres vacillent plus longtemps.
Certaines paraissent rester debout. Pourtant aucune n'est réellement épargnée.
Même ceux qui semblent avoir échappé aux attaques directes subissent les conséquences du climat relationnel dégradé.
Les souvenirs communs deviennent conflictuels.
Les relations se distendent.
Les projets familiaux disparaissent.
La confiance collective s'effondre.
Le système entier perd sa stabilité.
Le strike familial ne produit donc pas une victime unique. Il produit une multiplicité de victimes affectées à des degrés différents par une même dynamique destructrice.
Une onde de choc qui se propage à travers toute la famille
Le phénomène ne s'arrête pas à la dégradation des relations. À mesure que les liens s'affaiblissent, les conséquences psychologiques commencent à se diffuser à travers l'ensemble du système.
Chaque membre devient vulnérable selon son histoire, sa personnalité et sa proximité avec le pervers. Certains développent un état de stress chronique. D'autres vivent dans une hypervigilance permanente.
Le sommeil se dégrade. L'épuisement émotionnel s'installe. Les capacités de concentration diminuent. L'incertitude devient permanente.
Les mécanismes de manipulation, de contrôle coercitif et de gaslighting conduisent certains membres à remettre en question leurs propres perceptions, leurs souvenirs et leur jugement.
Le doute s'installe là où existait auparavant la confiance. La confusion remplace progressivement la clarté. Les ressources psychologiques s'épuisent.
Dans les situations les plus graves, cette détresse peut contribuer à l'apparition de troubles anxieux, d'états dépressifs, de manifestations psychosomatiques ou d'autres problèmes de santé.
Ce qui est atteint n'est plus seulement la relation familiale mais également l'équilibre psychique des individus qui la composent.
Lorsque la destruction devient systémique
À ce stade, les dommages ne proviennent plus uniquement des interventions du pervers. Ils sont produits par le système lui-même devenu dysfonctionnel.
Les membres capables de jouer un rôle protecteur deviennent moins disponibles ou moins crédibles.
Les personnes qui auraient pu soutenir les autres sont elles-mêmes fragilisées. Elles prennent de la distence pour se protéger.
Les conflits absorbent une énergie considérable.
Les ressources émotionnelles s'épuisent.
Les capacités de résilience collective diminuent.
Le système perd progressivement ses mécanismes de régulation.
Chaque nouvelle rupture fragilise davantage l'ensemble.
Chaque nouvelle méfiance affaiblit encore les solidarités existantes.
Le processus devient autoentretenu.
Le tissu familial continue de se dégrader même en l'absence d'interventions directes.
Les conséquences dramatiques du strike familial
Lorsque la désintégration atteint un niveau avancé, les conséquences deviennent visibles dans tous les domaines de l'existence.
Certaines personnes voient leur santé se détériorer.
D'autres perdent leur stabilité professionnelle.
Des difficultés économiques apparaissent.
Des séparations surviennent.
Des héritages deviennent des champs de bataille.
Des projets de vie sont abandonnés.
Des membres se retrouvent isolés matériellement ou affectivement.
Certains cherchent refuge dans la spiritualité ou dans la religion afin de retrouver un sens, une cohérence ou une communauté que la famille ne leur apporte plus.
D'autres sombrent dans un profond sentiment d'impuissance.
Dans les situations les plus extrêmes, l'accumulation des pertes affectives, relationnelles, matérielles et psychologiques peut conduire certaines personnes à envisager la mort comme une échappatoire à une souffrance devenue insupportable.
Le strike familial révèle alors toute sa portée destructrice : les dommages ne concernent plus seulement les relations mais l'ensemble des trajectoires humaines impliquées.
Les conséquences dramatiques


L'aboutissement du noyautage
Le strike familial représente l'une des expressions les plus complètes du noyautage.
Après avoir altéré les perceptions individuelles, le pervers étend son influence aux relations elles-mêmes.
Son action ne vise plus seulement les personnes mais les liens qui les relient.
Il ne détruit pas seulement des individus. Il détruit les ponts qui leur permettaient de se soutenir.
Il ne détruit pas seulement des relations. Il détruit la possibilité même qu'une alliance puisse émerger contre lui.
Lorsqu'il atteint son objectif, les membres de la famille existent encore biologiquement, juridiquement et administrativement.
Mais la famille, en tant que structure relationnelle vivante, a cessé d'exister.
Les quilles sont tombées ou vacillent encore.
Le réseau protecteur a disparu.
Le strike est réalisé.
Le noyauteur


La réorganisation du système familial
Lorsque le strike familial atteint un stade avancé, le pervers ne se contente plus de détruire les liens existants.
Il tend à reconstruire le système relationnel selon une architecture qui lui est favorable.
Les membres de la famille cessent progressivement d'être considérés comme des personnes autonomes possédant leurs propres besoins, leurs propres émotions et leur propre trajectoire de vie.
Ils deviennent des fonctions.
Ils deviennent des rôles.
Ils deviennent des instruments participant au nouvel équilibre relationnel imposé par le pervers.
Chaque enfant est alors investi d'une mission implicite.
L'un devient le prolongement narcissique du parent.
L'autre devient la source permanente de problèmes.
Un troisième devient l'allié privilégié.
Un quatrième devient le responsable des tensions du groupe.
Les rôles peuvent changer au fil du temps, mais leur fonction demeure identique : empêcher l'émergence d'une relation authentique entre les membres de la famille.
Le système familial cesse progressivement d'être organisé autour des besoins des individus.
Il s'organise autour des besoins psychologiques du pervers.
La désintégration du milieu familial

C'est ce que témoigne avec brio l'extrait suivant de la conférance d'Anne-laure Buffet
Une tragédie familiale ordinaire en apparence
Le récit de Pierre et Lucy présenté par Anne-Laure Buffet illustre avec une force particulière la manière dont le strike familial peut se déployer dans le temps sans jamais prendre l'apparence d'une violence spectaculaire. Rien ne semble véritablement anormal au regard extérieur. Pierre apparaît comme un homme brillant, apprécié, travailleur et profondément investi dans son rôle de mari. Lucy, quant à elle, s'efface progressivement sans comprendre ce qui lui arrive. Les années passent et les atteintes se succèdent sous la forme de remarques, d'exigences, de culpabilisations, d'inversions de responsabilités et de dévalorisations subtiles. L'isolement s'installe. Les amitiés disparaissent. Les liens familiaux se distendent. Le doute remplace progressivement la confiance. Lorsque surviennent les troubles psychologiques, les tentatives de suicide ou l'effondrement de la victime, ceux-ci apparaissent comme la conséquence de sa prétendue fragilité plutôt que comme le résultat d'un processus relationnel destructeur. Ce récit met en lumière l'un des aspects les plus redoutables du strike familial : la catastrophe se construit lentement, parfois durant des décennies, sans que les acteurs eux-mêmes ne disposent des repères nécessaires pour comprendre ce qui est en train de se produire.
La figure maternelle bienveillante face à une impasse systémique
Dans de nombreuses configurations de strike familial, le parent le plus investi dans la protection des enfants se retrouve progressivement enfermé dans une situation pratiquement insoluble. Souvent confrontée à des comportements que les enfants ne perçoivent pas encore clairement, la mère tente d'alerter, d'expliquer, de protéger et de maintenir un équilibre familial devenu impossible. Pourtant, chaque intervention risque d'être interprétée comme une preuve supplémentaire de conflit ou d'hostilité. Si elle se tait, elle laisse les mécanismes destructeurs poursuivre leur progression. Si elle parle, elle peut être accusée de manipuler les enfants ou d'alimenter les tensions. Dans les situations de séparation, cette difficulté est souvent amplifiée par un cadre juridique principalement conçu pour arbitrer des faits observables, alors que les phénomènes d'emprise, de manipulation relationnelle et de contamination psychologique s'inscrivent dans la durée et demeurent fréquemment difficiles à objectiver. Le parent protecteur se retrouve alors placé dans une position paradoxale : il lui appartient de préserver les enfants d'un danger qu'il perçoit, tout en disposant de moyens limités pour démontrer ce danger. Cette impuissance nourrit un sentiment d'épuisement profond et participe elle-même aux conséquences dramatiques du strike familial.
L'année dernière pendant la conférence j'avais raconté une histoire celle de Pierre et Lucie. J'ai eu beaucoup de retours en un an, beaucoup de retours de femmes,
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beaucoup de retours d'adultes qui se sont revues comme étant des enfants. Beaucoup de retours d'hommes, aussi, disant « mais cette histoire de Pierre et Lucie c'est un peu mon histoire » alors bien évidemment c'est un peu leur histoire parce que s'il n'y avait que Pierre est que Lucie et s’il n’y avait que systématiquement toujours le même schéma qui se mettait en place ça serait nettement plus faciles à identifier la violence psychologique. Ça reste des schémas les détails de l'histoire appartiennent à chacun
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puisque on a tous une histoire individuelle on a tous une personnalité on a tous une famille qui nous a construit ou déconstruit donc on ne peut pas appliquer systématiquement les mêmes scénarios tout le temps mais il n'empêche que « Pierre et Lucie »
Ce fameux Pierre tellement gentil, tellement charmant tellement merveilleux, qui s'occupe en apparence réellement bien de cette pauvre petite Lucie qui est beaucoup trop stupides pour commencer à se remuer … hé bien ce schéma là j'ai eu cette année
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énormément de retour. Et ce schéma-là de pierre et Lucy ; Lucy à un moment où après avoir fait une deux trois tentatives de suicide, comme je le disais l’année dernière, elle finit par prendre conscience, elle finit par être ramenées par des tiers à prendre conscience qu'elle est dans une situation qui est, pour elle mortel – et mortels pour éventuellement son entourage – elle décide de divorcer. En clair Pierre et Lucie ont divorcés. Ce soir je ne vais pas vous parler de Pierre Lucie particulièrement, je suis obligé d'en parler puisque ce sont les
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parents. Mais je vais vous parler de leurs enfants bien plus ils ont eu trois enfants : Ils ont eu deux filles et un garçon. Ils s’appellent Emma, Louise et Théo et pierre et lucie ont divorcé en 2010, il y a sept ans. Je vous rappelle que jusqu'au mois de juillet 2010 la loi sur le la violence dans le couple n'était toujours pas passé – puisque cette loi c'est un bébé qui n'a actuellement que sept ans et demi. Elle a à peine l'âge de raison et que c'est extrêmement important puisque si en 2010 avant le 9
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juillet il n'y avait pas du tout de loi il n'était pas question que quelqu'un comme Lucie ou éventuellement un homme puisse s'appuyer sur une loi justifiant la vie la violence psychologique dans le couple pour la mettre en avant lors de son divorce, mais que encore aujourd'hui sept ans et demi après, cette loi, même si elle existe, est peu, ou pas appliquée puisqu'on parle de violence psychologique. Et que la violence psychologique par principe n'est pas visible. Donc la loi existe il faut pouvoir en tenir
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compte. Il faut pouvoir en parler, il faut pouvoir aller voir son avocat en cas de volonté de divorcer en disant qu'est-ce que je peux mettre en avant comme élément qui montrerait qu'il y a eu de la violence psychologique contre moi et éventuellement contre mes enfants ? Ca n'est pas pour autant que par ce qu'il y a une loi elle est suffisante pour pouvoir protéger la femme qui va demander le divorce et les enfants. Il ne faut pas simplement dire « je sais qu'il y a une loi » il faut aussi être conscient de ce
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que veut dire la violence psychologique lorsqu'elle est retournée contre d'une conjointe de contraindre conjoint et contre les enfants. Mais contre les enfants la violence psychologique elle est encore plus insidieuse que lorsque c'est contre un conjoint pourquoi parce que Emma, Louis et Théo l’ont très bien vécu. Ils sont les enfants de leurs deux parents leurs parents ils se disputent il sépare ils se déchirent c'est un énorme conflit on leur demande d'aller avec l'un avec l'autre mais eux ils
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aiment leurs deux parents. Et ils sont un peu de leur père un peu de leur mère. Ils le savent parfaitement. Il leur semble parfaitement si on dit à un des trois enfants que son père ou sa mère se comporte mal que son père ou sa mère est dysfonctionnelle que son père ou sa mère est violent agressif dangereux : on dit à l'enfant tu es dangereux violent agressif … puisque tu es en partie comme ton parent puisque tu es issu de ton parent. C'est le premier
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point qui est extrêmement important et c'est le premier point qui va faire des ravages sur Théo. Avant de vous parler de Théo je vais vous parler de Louise. Au moment du divorce en 2010, il y a sept ans, Emma à 13 ans, Louise en a 11, et Théo est un charmant bambin de 8 ans. Aujourd'hui ils en ont donc 20, 18 et 15 au moment du divorce. Emma est une petite fille de 13 ans, pas encore une ado telle qu'on imagine l'ado, mais l’ado avec un oeil un peu mauvais, elle rentre dans l'adolescence, elle commence
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un petit peu à vouloir imiter sa maman, elle commence un petit peu à vouloir jouer la jeune fille, elle veut surtout être une très très bonne élève puisque son père a toujours dit qu'elle serait une très très bonne élève. Pendant ce temps-là Louise, qui a 11 ans, elle passe des heures dans sa chambre à dessiner, elle passe des heures à colorier, elle chante elle est beaucoup plus silencieuse elle parle beaucoup moins que Emma mais ça n'est pas une enfant pour autant qui semble souffrir de quoi que ce soit. La seule chose c'est
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qu'elle va régulièrement demandé à son père comment va son père. Le divorce n'est toujours pas prononcé, les parents ne sont pas séparés. Et Théo du haut de ses 8 ans il galope dans toute la maison il aime son papa il aime sa maman il fait des câlins à sa maman, il est très proche de sa maman, il aime beaucoup ses grandes sœurs et tout se passe bien. Le couple explose, le divorce est prononcé, et en 2010 Lucie qui va un peu mieux qui veut faire de mal à personne demande une résidence alternée. Et Théo, Emma et
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Louise vont passer une semaine chez papa, une semaine chez maman. Et les années passent. Aujourd'hui Emma a 20 ans, elle a eu son bac brillamment à 17 ans avec mention. Elle fait d'excellentes études, depuis deux ans elle est majeure donc elle va un peu moins chez son père, un peu moins souvent, mais elle y va et ça semble bien se passer elle est très présente à la maison elle écoute beaucoup sa mère elle parle beaucoup avec sa mère, elle sort peut d'ailleurs, parce qu'elle ne veut pas trop laissé sa mère. Elle est extrêmement gentille avec le
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peu d'amis qu’elle a. Elle est extrêmement présente pour le peu d’amis qu’elle a. Elle ne veut pas d'amoureux pour le moment, elle veut pas avoir de petit amoureux ou de petite amie ou même un mari plus tard. Pour l'instant elle est dans ses études elle reste près de sa mère. Louise en revanche ça va pas du tout : Louise quand elle a eu 14 ans elle a développé un trouble du comportement alimentaire est devenue anorexique pendant plusieurs mois elle a eu ce qu'on appelle un mutisme sélectif ; c'est à dire qu’à l'école avec ses amis
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au lycée elle continuer à parler. Chez elle, elle se taisait. C'est un trouble du comportement qui reflète l'anxiété. Elle va être déscolarisés puisqu'avec son trouble du comportement alimentaire et de son anorexie elle va perdre tellement de poids qu'elle va devoir
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être hospitalisée pendant plusieurs mois. Elle va commencer à développer une agressivité latente contre sa sœur aînée et à mépriser et se moquer de son petit frère de plus en plus. Elle va finir par retourner au lycée mais elle se moque totalement de ce qu'elle fait au lycée. Elle veut absolument pas travailler. La seule chose qui m'intéresse c'est de dessiner. Mais c'est pas très grave puisque comme elle s'est sortie, en apparence, son anorexie, comme s’est sorties, en apparence, de la nécessité d'être
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Hospitalisé, on considère que Louise va beaucoup mieux et qu'elle a un côté extrêmement artistes… et ça n'est pas très grave si elle ne fait pas d'études, elle trouvera une autre voie pour s'épanouir lorsqu'elle sera un peu plus âgée. Louise à 18 ans, et à 18 ans elle refuse de retourner chez son père. Elle est majeure donc elle peut ne plus y aller sans avoir besoin de passer devant le juge aux affaires familiales. Louise reste chez sa mère pour autant elle ne parle plus à sa mère sauf avec une énorme agressivité et elle ne parle
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plus du tout à sa sœur aînée. Et puis il y a Théo et Théo il a 15 ans Théo quand il a eu 13 ans il a écrit au juge aux affaires familiales et lui a dit « dorénavant je veux vivre complètement chez mon père ». Donc il s'est mis en place ce qui arrive régulièrement dans ce genre de situation : d'abord il est allé il a été entendu par le juge des enfants, il y a eu ce qu'on appelle une AEMO qui a été mise en place, donc une aide éducative en milieu ouver,t pour voir comment Théo se comportaient chez
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sa mère, chez son père. Comment était le cadre éducatif ; Théo a maintenu ses dires, Théo a maintenu qu'il voulait aller chez le père. Théo a expliqué pourquoi chez la mère ça ne va pas, ses sœur : ça ne va pas, sa mère . ça ne va pas. Sa mère qui est tout le temps fatigué, sa mère qui est tout le temps épuisé, sa mère qui se plaint toujours, sa mère qui est triste, alors que chez le père ça se passe beaucoup mieux, le père est souriant, le père est sympa, le père fait faire plein de choses, Théo a besoin d'être près de son père.
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Il va y avoir une enquête médico psycho qui montre bien que le père est tout à fait en mesure d'accueillir Théo, qui montre que chez madame n'y a pas de situation catastrophique mais que pour le bien de Théo il serait mieux chez le père. Il va y avoir une enquête sociale et la décision du JAF sera que était au retour vallée vivre complètement chez le père avec un des DVH ; donc un droit de visite et d'hébergement d'un week-end sur deux chez la mère. Théo, quand il revient chez sa mère il est absolument
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Odieux. Il ne lui parle pas, il la méprise, il la rejette, il la critique, il l’insulte. S'il insulte un peu trop, Emma ma part dans sa chambre elle ne réagit pas Louise tape sur Théo et Lucie ne fait rien. Parce que Lucie ne sait pas quoi faire. Ce qui veut dire qu'en sept ans la situation s'est terriblement dégradée. Lucie elle a demandé la séparation pour pouvoir protéger ses enfants de ceux qu'elle sentait devenir un réel danger. Lucie elle a oublié quelque chose ; c'est que c'est pas parce qu'on s'éloigne que
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le danger était passé. On ne l’avait pas prévu du tout. Personne ne lui a dit. Pendant ce temps-là Pierre est quand même été extrêmement malheureux ; faut quand même pas oublier qu'il a supporté une femme qui ne faisait pas grand-chose – il l’a assez dit – qui a fait des tentatives de suicide, ce qui montre bien que très certainement c'était grande dépressive, et que lui il a fait tout ce qu'il a pu. Il a dû supporter les caprices de Lucie, il a dû supporter un divorce qu'il ne voulait pas.
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Heureusement Pierre en 2012 a rencontré une jeune femme. Ils se sont mariés. En 2014 ils ont une petite fille qui est désormais sa princesse – d'ailleurs elle n'a pas de nom – c'est sa princesse – ça se passe très bien avec sa nouvelle femme en tout cas c'est ce qu'il montre. Ca se passe très bien avec sa princesse. Théo d'ailleurs a demandé à pouvoir aller vivre complètement chez son père juste après la naissance de la petite princesse. Et Pierre en apparence mène une vie absolument parfaite et est un très bon
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Père. Il s'est passé quoi pendant ces sept ans ? Il s'est passé quelque chose qui est extrêmement fréquents : Il s'est passé que Lucie s'est dit « je vais protéger mes enfants de la violence du père ». « Je vais les protéger et je ne vais pas leur dire ce qu'il s'est passé parce que c'est leur père donc je ne peux pas critiquer le père je ne veux pas raconter ce que j'ai vécu avec leur père je ne peux pas les laisser dire que leur père se comporte mal je ne peux pas non plus me battre
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conquête au contre quelqu'un qui me fait encore peur, puisqu'elle a toujours peur, je ne peux pas non plus accuser le père de tous, puisque je suis quand même coupable de ce qui a pu se passer, peut-être que je n'ai pas réellement compris, peut-être que j'ai exagéré la situation, je ne peux pas non plus les empêcher d'aller chez leur père, les empêcher de parler à leurs père, parce que j'ai lu vu ou entendu que ça n'était ni ma place ni mon rôle, je suis la mère et je dois maintenir le lien et je dois
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essayer de maintenir une bonne communication avec le père dans l'intérêt majeur des enfants ». Et dans l'intérêt majeur des enfants il est rappelé aux parents de rétablir une saine communication est non seulement dans la loi mais inscrit sur une décision sur deux lorsque sa sort du bureau du JAF. Donc dans l'intérêt majeur des enfants afin que la bonne communication soit maintenue, Lucie va faire ce qu'elle peut. Lucie ne va rien dire. Il va se passer deux choses en parallèle pendant ces sept ans : Le comportement de
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Lucie qui ne va pas du tout protéger ses enfants. Elle est convaincue de le faire elle fait la verse : Il va se passer une autre chose Pierre n'a pas changé. Pierre il est divorcé. Pierre n'a pas supporté de devoir divorcé. Pierre, il a reconstruit sa vie très très vite, mais il n'a pas supporté que Lucie ose le quitter. Et Pierre va continuer à avoir les mêmes comportements que ce qu'il avait avec Lucie sur ses enfants. De ses enfants, il en a fait trois objets : La première Emma, elle est parfaite : elle est forcément
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parfaite puisque Pierre lui impose d'être parfaite – c'est à dire que Pierre depuis la séparation et même avant, ne parle de sa fille aînée que comme celle qui va réussir, celle qui doit réussir, celle qui est brillante, celle qui fait des études, celle qui est merveilleuse, et d'ailleurs c'est extraordinaire pendant les sept ans qui ont suivi le divorce à chaque fois que Emma avait une note un peu moins bonne, Pierre ne lui parlait pas.
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Il ne la critiquait pas. Il ne lui parlait pas, il n’avait pas de temps à ce moment-là pour elle. Il n’a jamais eu un mot plus haut que l'autre, ils n'avaient pas de temps à ce moment-là pour elle. Si elle revenait avec une bonne note, en revanche Pierre était présent et Pierre étaient présents en disant à Emma que décidément elle était merveilleuse, qu’elle est extraordinaire, qu'elle allait faire d'excellentes études, qu’il comptait sur elle pour faire d'excellentes études, que Louise était
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une artiste, que louise c'était autre chose, mais que Emma était excellente. Mais Louise c'est autre chose. Mais Emma était excellente. Il n’y a toujours pas de violence. Louise c'est juste autre chose. Sauf qu’aux dernières nouvelles un enfant n'est pas une chose. Mais Louise c'est quand même autre chose. Mais Emma est excellente. Si Emma n'est pas bonne : elle perd l'amour de son père – en tout cas c'est comme ça qu'elle va le comprendre. Mais pendant ce temps-là, Emma, quand
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elle est chez sa mère : ce qu'elle voit, c'est une femme qui, elle, n'a pas refait sa vie. C’est une femme qui ne va pas bien, c'est une femme qui est toujours dans la peur. C'est une femme qui est toujours dans la compréhension, c'est une femme qui est toujours dans l'inquiétude, c'est une femme qui va rencontrer des hommes mais qui n'ayant pas entrepris un travail sur elle qui n'a pas encore terminé ce travail sur elle va prolonger la vision qu'elle a de son ex-mari, de Pierre, sur les hommes
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qu'elle rencontre. Ce qui veut dire qu'à chaque fois que quelque chose va lui rappeler son ex-mari elle va fuir l'homme qu'elle rencontre parce que forcément il est comme Pierre. […]
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Lucie, ce qu'elle fait, c'est qu'elle va projeter sur les sommes qu'elles rencontrent la peur qu'a fait naître Pierre chez elle, la culpabilité que Pierre a fait naître chez elle et la honte qu’a fait naitre Pierre.
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Et elle n’arrive pas à en sortir. Et Emma, qui est l'enfant parfaite de Pierre, est une enfant parfaite partout, elle l’est aussi chez Lucie. Elle ne va quand même pas laisser maman tout seul alors que maman est triste. Et puis Emma c’est l’ainé. Emma quand elle a 15 ans, 16 ans, 17 ans ; Lucie se dit : je peux lui parler quand même, je peux lui raconter des choses, je peux me confier un peu à elle, je peux lui dire que ma vie est difficile. Non Lucie le fait, mais là Lucie se trompe ; on n’est les enfants de nos parents on n'est pas les
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confidents de nos parents. Jamais. Le jour où on devient confident d'un parent on est mis, à la place du parent ; c'est à dire que le schéma s'inverse. Si un enfant doit consoler son parent – s'il devient le consolateur de son parent – ce qu'il va faire c'est qu'il est parentalisés puisque le parent n'est plus à sa place normale, de guides ou d’étaye familiales ou de repères. Et pour l'enfant, son schéma s'inverse. Mais en même temps Emma, sans en prendre conscience, va vouloir aider sa mère va
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vouloir consoler sa mère va vouloir être la confidente de sa mère va juste pas y arriver parce que c'est pas son rôle. Et étant donné qu'elle ne peut pas y arriver, qu'elle ne peut pas sauver sa mère, étant donné qu'elle est parfaite, étant donné que Louise petit à petit va se retourner contre elle va s'en prendre à elle étant donné qu'elle ne peut pas protéger Louise qui ne va pas bien Emma va développer le besoin de sauver les autres. Et Emma le fait très très bien. Elle a commencé au lycée elle va
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continuer à la FAC. Et elle va continuer plus tard quand elle va travailler. Et elle va continuer tant qu’elle n’en aura pas conscience. Emma est la première victime sur les trois enfants de la violence psychologique. Emma est un bouc émissaire. Emma est un sauveur. Et Emma tant qu'elle n’en n'aura pas conscience tant qu'elle ne comprendra pas qu'on ne change pas l'autre et qu'on ne sauve pas l'autre, on peut l'aider on peut l'accompagner, on peut l'écouter mais on ne sauve pas l'autre, Emma se
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retrouvera coincé dans ce schéma là. Ca veut dire quoi ? Ca veut dire que si un jour Emma rencontre un homme il vaut mieux lui souhaité qu'ils soient pas du tout comme son père. Ca veut dire que comme elle n’a pas pu réparer la relation parentale, Emma risque très fortement de se retrouver avec un homme comme son père. Parce qu'elle n'a pas pu sauver son père, elle n'a pas pu sauver sa mère, mais elle connaît le schéma, elle l'a vécu. C'est ainsi qu'elle va le vivre, même pas le réaliser ; le vivre.
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Et elle va se dire : « je sais cet homme-là je vais peut-être pouvoir l'aider, je peux être patiente, j'ai déjà supporté. Et Emma va reproduire. Si Emma n'a pas la possibilité de réaliser. Emma vivra à ce qu'a vécu Lucie. Louise est en rupture. Louise est en rupture complète. Louise est dans le rejet complet du père, elle sait qu'elle est en grand danger si elle est en sa présence. Louise est dans le rejet complet de sa mère. Pourquoi ? Sa mère ne l'a pas protégée. Ça fait sept ans que sa mère ne dit pas
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la vérité, ça fait sept ans que sa mère tais les choses, ça fait sept ans que lorsqu'elle dit à sa mère « je ne veux pas appeler papa, je suis chez toi je veux pas parler à mon père » sa mère lui dit « il faut que tu appelles ton père ». Pourquoi est-ce que Lucie le lui dis ? Ce n'est pas tellement qu'elle a envie qu’elle appelle son père. C'est qu’elle a peur. Elle a peur de Pierre, et elle a peur de ce que la justice éventuellement pourrait faire. Parce que pierre lui a fait comprendre. Il est indiqué dans la décision de
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justice qu'il faut maintenir une bonne communication entre les parents et que les parents doivent faire en sorte que la bonne communication avec l'autre parent « non gardien » – puisque ça s'appelle comme ça – soit maintenu. Et Lucie, elle a reçu des ordres de Pierre ; C’est au moins 2, si c’est pas trois fois par semaine, éventuellement tous les soirs qu'il faut qu'il ait ses enfants téléphone. Donc, Lucie, tous les soirs, va dire à Louise : « il faut que tu appelles ton père ». Sauf que ce que ressent Louise
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c'est « mon père et ma mère se sont séparés, mon père et ma mère se sont battus, se sont disputés, ils sont fâchés. Mon père parle mal de ma mère, mais ma mère ne réagit pas, elle ne fait rien, et en plus elle veut m'imposer de parler à mon père. Donc ma mère n'est pas là pour me protéger. Et donc ma mère ne vaut rien et mon père je le fuis. » Louise est la deuxième victime. Pour autant ce n'est pas forcément Louise qui aura un avenir le plus compliqué. Elle traverse une période
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extrêmement compliquée. Louise est obligée de réagir parce que Louise elle est passée par l'anorexie, Louise est passée par une hospitalisation, Louise est passée par un mutisme sélectif, louise est passée par le rejet. Elle va quitter le milieu familial et elle va se construire, elle. Voyez j'essaye quand même d'être positive. Louise va pouvoir se construire, en réaction, en réaction complète contre la famille
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ce qui veut dire que, peut-être pas à 18 ans, mais à 19, 20, 21 ans, elle va partir. Et elle ne parlera plus à son père et elle ne parlera plus à sa mère. Son père pierre ira dire à la terre entière qu'il aura tout fait pour Louise et que Louise est une ingrate. Lucie va sombrer dans une xième dépression, parce qu'elle a voulu protéger sa fille, parce qu'elle n'a pas dit à sa fille ce qui se passait, parce qu'elle n'a pas voulu lui raconter, parce qu'elle n'a pas parlé de ce
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qui était la vérité, elle n'a pas parlé des comportements de Pierre, elle n'a pas abondé dans le sens de Louise lorsque Louise lui disait « chez papa ça ne va pas » elle n'a pas fait attention, elle a eu peur, elle a eu extrêmement peur, et en maintenant ce secret, en maintenant le silence Lucie s'est totalement discrédité aux yeux de sa fille.
Et puis y a Théo. Quand il avait 8 ans c’était vraiment le petit garçon qu'on rêverait tous d'avoir
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C'est le petit garçon qui fait le bonheur de la terre entière de son papa de sa maman de l'école de ses copains, il est joueur, il est drôle, il est rigolo et et il est câlins. Théo il a 8 ans quand ses parents se séparent c'est un âge qui est extrêmement sensible. Et particulièrement chez les garçons. Pas particulièrement à « huit ans au jours près ». C’est une tranche d'âge sensible. Théo a besoin de s'identifier
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à un père besoin de s'identifier à un homme pour être un homme. Théo quand il est chez son père, son père est gentil avec lui. Et puis son père ne dit pas beaucoup de mal de sa mère. Il en dit à Louis, il en dit à Emma, mais il ne dit pas beaucoup de mal de sa mère. Et puis son père a rencontré une nouvelle femme qui est absolument charmante, en apparence. Qui est absolument adorable. Bon parfois Pierre se trompe un peu quand il parle à Théo de sa nouvelle femme il l'appelle par son prénom, il lui dit « vas voir maman » c'est pas très grave si ça
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arrive une fois ou deux, Théo arrive un peu comprendre que Pierre s'est trompé. Pierre le dis quand même à Théo gentiment « tu as bien vu quand même maman elle est fatiguée, elle est très fatiguée. En revanche ta nouvelle maman, t'as vu comme elle va bien ? T’as vu comme elle est en forme ? Tu as vu comme elle est sympa ? » Théo il a 8 ans il a 9 ans il entend ça il sait bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas. On a une maman on n'a pas deux mamans mais c'est vrai que sa maman est quand
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même pas cool comme maman puis elle est pas très rigolote et puis elle dit pas grand chose et puis elle pleure souvent. Et puis pape a raison, elle ne refait pas sa vie et puis papa a raison ; si elle n'a pas un nouvel amoureux alors que papa une nouvelle amoureuse, c'est peut-être quand même qu’elle n’est pas si bien que ça. Et puis papa a quand même raison parce que bon, après tout, on n'est peut-être pas obligés d'appeler nos mamans « maman », et puis papa a raison d'ailleurs il va y avoir un nouveau bébé
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qui pourrait prendre un peu la place de Théo – un petit peu. Mais Théo est tout à fait rassurée par son père. C’est un autre enfant, mais tu n'as pas à t'inquiéter, mais bon je vais consacrer beaucoup de temps au bébé quand le bébé sera là avec maman, enfin la maman du bébé, et avec toute cette confusion Théo a peur petit à petit. Théo à peur de perdre son père. E quand il est chez sa mère, il lui dit « tu sais papa a dit que maintenant ça sa nouvelle chérie c'est aussi ma maman ». Pour Lucie c'est un coup de poignard
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dans le cœur. Ce que je vous dis là c'est pas que l'histoire de Théo. C'est très très fréquent. Des femmes que je vois arriver en disant « mais il appelle maintenant leur belle-mère « maman » ! Alors qu'est-ce qu'on fait ? Ben moi ça me met en colère ! Mais je dis rien parce que le père pourrait réagir par derrière ». « Donc vous êtes en colère votre enfant vous dit qu'il a une nouvelle maman et vous ne dites rien ! Ce n’est pas très grave
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vous allez juste perdre votre enfant ! » On a une maman dans la vie, on en a pas deux. On peut l'aimer, on peut la détester, on peut se fâcher, on peut faire tout ce que vous voulez, mais on a une maman. Si Lucie se tait elle perte Théo. Si une femme se tait elle perd son enfant, on ne donne pas la place d'une maman à une autre femme. On a une maman. Sauf que Lucie réagit pas, elle fait ce que je viens de vous dire, elle est très très en colère, elle est très très tristes. Comme
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elle a commencé une thérapie, elle en parle à son psychologue puis elle lui dit qu'elle est désespérée, puis son psychologue lui dit va falloir un peu recadré les choses, va falloir reprendre votre place de mère, va falloir reprendre votre place de femme, va falloir vous affirmez, mais elle n'ose pas Lucie, parce que si elle dit quoi que ce soit à théo, et si elle dit quoi que ce soit à Emma et à Louise devant Théo, forcément ils vont aller le dire au père, et le père ne sera pas content, il va se fâcher et peut-être qu'il y aura
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encore une procédure, et puis qu'est-ce qui va dire aux enfants et Lucie ne tait. Et Lucie se taisant perd petit à petit Théo. Théo quand il est chez son père ça se passe très bien et Pierre ne lui dit pas « il ne faut plus tard chez ta mère, il lui dit quand tu auras 12 ans tu pourras décider de là où tu vivras » : Ca c'est de la vraie violence psychologique !
Parce que la violence psychologique ça n'est pas de proposer à l'autre de faire quelque chose c'est de lui faire croire qu'il est libre de faire quelque chose.
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Dire à un enfant « tu pourras décider à 12 ans ce que tu veux c'est la vérité ». Dire à un enfant qui grandit dans un contexte de violence « tu pourras faire ce que tu veux » … « tu pourras faire ce que tu veux si ça me convient » ou « tu pourras faire ce que tu veux mais tel que moi je le conçois ». Dire « peut-être que tu es bien chez ta mère mais je te rappelle que tu as la liberté devenir pleinement chez-moi si tu penses que tu es mieux chez moi » ça n'est pas lui dire « viens vivre chez moi » c'est mettre un doute. Le dire
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une fois c'est extrêmement inapproprié le répéter c'est faire comprendre à l'enfant que s'ils restent chez la mère il n'est pas bien. Et que donc les serait mieux qu'ils fassent en sorte d'aller chez le père. Et Théo l’entend. Théo si un jour on lui demande si un jour il a entendu Pierre dire quelque chose contre sa mère : il dira non et il le dire en toute bonne foi. Il peut pas dire que « papa a dit que maman est … folle, méchante, violente destructrice, drogués ou je ne sais quoi ». Il peut dire papa m'a laissé
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le choix. Puisque papa lui a toujours laissé le choix. Pierre a dit « si ça ne va pas tu sais que tu peux venir. C'est vrai que ta mère est très fatigué, souvent, je te comprends ça doit être dur pour toi, si ça ne va pas que tu peux venir ». Il n’a toujours pas dit « ta mère est une ordure » mais en revanche il a créé un doute. Théo est la troisième victime. Théo est la troisième victime parce que il va aller vivre chez son père et il va intégrer le discours du père. Sauf qu'une fois qu'il est complètement chez le père
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le discours qu'il va intégrer c'est que Lucie ne va pas bien, c'est que Lucie est tout le temps malade c'est que Lucie et dangereuse puisque Lucie ne se prend pas en main c'est que Lucie a sans doute fait du mal, il y a qu'à voir comment va Louise et lui pauvre Pierre il s'en veut tellement. Il n’a pas eu le temps de protéger Louise. Heureusement, heureusement Théo est chez lui complètement. Et c'est là que ça va définitivement faire de Théo la troisième victime ; c'est que, se mettant à
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juger ses sœurs, se mettant à juger sa mère, il reproduit le schéma de Pierre. Emma elle doit être parfaite il l'a titillé Théo à chaque fois qu'il la voit. Puisque elle est parfaite, elle n'a pas le droit de réagir, elle n'a pas le droit de critiquer Théo. Elle n'a pas droit de remettre à sa place, elle n'a pas le droit d'être la grande sœur qui pourrait prendre le relais de la mère par moment et être cadrante. Elle n'a pas le droit, elle est parfaite. Et elle doit sauver les autres. Donc pour
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sauver il faut aimer. Emma aime Théo, elle ne lui dit rien. Théo se sert de ça et le retourne contre Emma. Théo a une sœur – son père lui a dit – qui n’a pas eu a être protégée, mais elle a tellement de troubles cette pauvre louise. Ca prête à rire. Et puis quand on est maigre comme elle est maigre suite à son anorexie, c'est ridicule, c'est moche, c'est pas joli, elle paiera jamais un garçon. Théo il a 15 ans il a le langage qui se construit : il va reproduire. Et tout ce qu' il entend, il le projette. Il le projette sur qui ? sur
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Louise. Il peut projeter sa colère sur Louise. Parce que Théo est profondément en colère parce que Théo est un enfant abandonné, il n'a pas reçu d'amour. Bien sûr il n'est pas abandonné, il n’a pas été retrouvés sur le parvis d'une église, il n'a pas été retrouvé dans un des services de l'aide sociale à l'enfance, il est abandonné par sa mère elle n'a pas protégé. Il est abandonné par son père puisqu'il n'a pas l'amour constructif d'un père. C'est un enfant
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abandonné. Il est en colère, il retourne sa colère contre celle qui va réagir : Louise. Il retourne sa colère contre Lucie en décidant de partir chez son père. Un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, il va chez sa mère. Il y va de ses 15 à ses 18 ans il ira la première année obligé, un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires. L'année d'après il ira un week-end sur deux et les vacances vont beaucoup plus se passait à l'extérieur de chez Lucie que chez
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lucie et ça arrange Lucie parce qu'elle n'en peut plus. Et elle se dit « c'est un ado il a le droit de grandir, il a le droit d'être avec des copains. Son père lui a proposé quelque chose : c'est un séjour à l'étranger, c'est peut-être bien pour lui . Donc tant pis, je vois un peu moins Théo, mais moi je m'en sors plus avec lui. Et théo va continuer à se construire comme ça. Avec son père « merveilleux », avec « la princesse » qui l'a pour demi-sœur, avec sa maman-bis qui est
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« géniale ». Et il va faire comme Emma : il va reproduire. La reproduction du schéma n'est pas que la reproduction du schéma de la victime on peut aussi reproduire le fait de devenir quelqu'un de toxique lorsqu'on a été élevée par une personne toxique. Théo sera toxique.
Ça c’est lorsque le pire qui est mis en place. C'est à dire que du côté de la mère rien n'est mis en place du côté du père rien ne change. Mais n'ayant plus à
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disposition le jouet qu'il avait qui étaient Lucie il va utiliser les ressorts qu'il a : c'est à dire ses trois enfants et chacun différemment. A aucun moment un enfant n'est considéré comme « un enfant » par le père. Il est considéré comme un objet comme un jouet, comme un porte-drapeau, comme un trophée, Emma est un parfait trophée, comme le drame de sa vie : Louise. Il souffre énormément mais heureusement il a pu refaire sa vie et il a une nouvelle princesse. Louise était une petite princesse, elle est
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devenue grande difficulté dans la vie de pierre, mais il a une nouvelle petite princesse. Et puis il y a Théo. Théo est quand même la preuve vivante que Lucie a un gros gros problème et lui heureusement il a compris. Heureusement Pierre a sauvé théo qui était lucide.
L'instrumentalisation des enfants contre le parent protecteur
Parmi les mécanismes les plus destructeurs du strike familial figure l'utilisation des enfants comme vecteurs d'influence contre le parent protecteur.
Dans une dynamique familiale saine, l'enfant entretient naturellement avec chacun de ses parents une relation affective relativement autonome. Même lorsque des conflits existent entre les adultes, l'enfant conserve généralement la possibilité de développer son propre regard sur chacun d'eux.
Le strike familial tend à perturber profondément cet équilibre.
Le pervers ne cherche plus seulement à affaiblir le parent protecteur. Il cherche également à modifier la représentation que les enfants se construisent de celui-ci.
Cette influence peut prendre des formes multiples : insinuations répétées, dévalorisations discrètes, récits orientés des événements, interprétations biaisées des comportements, mise en scène de son propre rôle de victime ou encore présentation du parent protecteur comme responsable des tensions familiales.
Progressivement, l'enfant est placé dans une situation de conflit de loyauté. Il se trouve contraint d'arbitrer entre ses propres perceptions et le récit qui lui est constamment présenté.
À mesure que ce processus s'installe, le lien affectif avec le parent protecteur peut être fragilisé. Les moments de proximité deviennent sources de culpabilité. Les marques d'attachement peuvent être perçues comme des formes de trahison envers l'autre parent. Les échanges spontanés se raréfient. La confiance se dégrade.
Le parent protecteur se retrouve alors confronté à une souffrance particulière : il assiste à l'altération progressive d'un lien affectif qu'il a contribué à construire depuis la naissance de l'enfant mais dont il ne maîtrise plus l'évolution.
L'enfant, quant à lui, devient souvent la première victime de ce processus. Il est placé dans une position psychologiquement impossible où l'amour qu'il porte à l'un de ses parents est utilisé contre l'autre.
Cette instrumentalisation ne détruit pas uniquement la relation parent-enfant. Elle contribue à remodeler la manière dont l'enfant comprend les liens affectifs eux-mêmes. L'amour devient associé à la loyauté imposée, la proximité à la prise de parti, et l'attachement à l'obligation de choisir un camp.
Le strike familial atteint alors l'un de ses objectifs les plus profonds : la désorganisation des liens naturels d'attachement qui assuraient jusque-là la cohésion du système familial.
Références :
John Bowlby : théorie de l'attachement et importance des liens sécurisants parent-enfant.
Mary Ainsworth : travaux sur la sécurité affective et les styles d'attachement.
Murray Bowen : triangulation familiale et transmission des tensions au sein des systèmes familiaux.
Salvador Minuchin : coalitions familiales, frontières relationnelles et instrumentalisation des enfants dans les conflits parentaux.
Ivan Boszormenyi-Nagy : conflits de loyauté et loyautés invisibles au sein des familles.
Adult Children of Emotionally Immature Parents : conséquences psychologiques de dynamiques parentales dysfonctionnelles sur les enfants.
La pervertisation des enfants et les transmissions transgénérationnelles
L'une des conséquences les plus profondes du strike familial apparaît lorsque les enfants commencent à intégrer les modes de fonctionnement relationnels imposés par le pervers.
L'enfant ne se développe jamais dans le vide. Son univers psychologique se construit à partir des interactions, des modèles relationnels et des expériences affectives auxquelles il est exposé quotidiennement.
La famille constitue ainsi le premier lieu de socialisation psychique. Elle représente le cadre dans lequel se forgent les représentations de l'amour, de la confiance, de l'autorité, de la loyauté, de la responsabilité et du respect d'autrui.
Dans un contexte familial sain, ces apprentissages favorisent progressivement l'émergence d'une personnalité capable de reconnaître l'altérité, de réguler ses émotions et de construire des relations équilibrées.
Dans un contexte durablement soumis à l'influence du pervers, les repères transmis aux enfants peuvent devenir profondément perturbés.
L'enfant observe alors un monde où la manipulation produit des résultats, où la domination remplace la coopération, où la vérité est continuellement remodelée selon les intérêts du plus fort, où la culpabilité sert d'instrument de contrôle et où les liens affectifs deviennent conditionnels.
À force d'exposition, ces mécanismes risquent d'être progressivement intégrés comme des modes normaux de fonctionnement relationnel.
L'enfant ne reproduit pas nécessairement ce qu'il subit.
Mais il apprend à penser, ressentir et interpréter les relations à travers le cadre psychologique dans lequel il grandit.
Le danger réside précisément dans cette normalisation progressive.
Ce qui devrait apparaître comme anormal devient familier.
Ce qui devrait être perçu comme destructeur devient ordinaire.
Le contexte éducatif et psychoaffectif agit ainsi comme un puissant processus de formatage des représentations mentales.
Les enfants apprennent non seulement des comportements mais également des manières de percevoir le monde, de comprendre les relations humaines et de définir leur propre identité.
Le strike familial ne produit donc pas uniquement des souffrances immédiates. Il peut également influencer les générations suivantes à travers les modèles relationnels qu'il transmet.
C'est ce que l'on peut qualifier d'héritage psychopathologique transgénérationnel.
Il ne s'agit pas d'une transmission automatique ou inévitable. Il s'agit de la transmission potentielle d'un système de représentations, de croyances et de modes relationnels qui risquent de se reproduire s'ils ne sont pas identifiés, compris et remis en question.
Dans cette perspective, le rôle du parent protecteur prend une importance particulière.
Son action ne consiste pas uniquement à protéger l'enfant des conséquences immédiates de l'emprise.
Elle consiste également à préserver chez lui la capacité de développer une représentation saine des relations humaines.
Le parent protecteur tente alors de maintenir des repères cohérents, de transmettre des valeurs de respect mutuel, de restaurer la confiance dans la réalité vécue et de rappeler l'existence d'autres modèles relationnels que ceux imposés par le pervers.
Cette tâche est particulièrement difficile car elle s'exerce souvent dans un contexte où l'influence du pervers continue de s'exercer quotidiennement.
Le parent protecteur se trouve alors engagé dans un travail discret mais fondamental : empêcher que la destruction du système familial ne se transforme en héritage psychique transmis aux générations suivantes.
L'un des enjeux majeurs du strike familial dépasse ainsi la souffrance des adultes directement concernés.
Il concerne également la préservation de la capacité des enfants à construire, demain, des relations fondées sur la confiance, le respect de l'autre et la reconnaissance de l'altérité.


